Walister
La Resistance
Les vaincus du sud. Leur duc, Ronwey, sait parler aux foules — et les compte comme on compte des pions, les siens compris.
Almorica Castle
Ogre Battle Saga · Épisode VII
L'histoire de la guerre de Valeria

Prologue
Avant le premier coup d'épée, il y eut un roi, une faute, et une porte qu'il n'aurait pas fallu ouvrir.
Au milieu de l'Obero Sea, Valeria : une poignée d'îles que les marchands traversent et que les empires convoitent. Lodis au nord, Xenobia à l'est. Entre les deux, cinq petits royaumes qui se sont saignés pendant des générations pour quelques arpents de roche.
Puis vint Dorgalua. Il vainquit les rois l'un après l'autre et, au lieu d'humilier les peuples, il les réconcilia. On l'appela le Dynast-King. Pour sa reine, il fit dresser au-dessus du désert une tour couverte de jardins.

Le roi aima une suivante, Mannaflora. La reine la fit chasser, et jura que la mère et l'enfant étaient mortes. La mère mourut, en effet, en couches. L'enfant vécut. Deux prêtres la recueillirent. L'un, Brantyn, vendit son silence et monta jusqu'à la régence. L'autre, Prancet, s'enfuit à Golyat avec la petite et l'éleva sous le nom de sa propre fille morte : Catiua.

Le prince mourut enfant, d'une chute dans les jardins. La reine le suivit, de chagrin. Le roi pria ; rien ne répondit. Alors il descendit sous ses jardins, jusqu'à une porte que personne n'aurait dû ouvrir, chercher de quoi ramener les siens. On ne le revit jamais.

Un trône vide, trois peuples. Au nord, le régent Brantyn et la noblesse bakram. À Coritanae, le Hierophant Balbatos, qui promet aux Galgastani une Valeria purgée des Walister. En quelques mois, la Resistance walister est broyée, et son duc jeté dans les cachots de son propre château.

Un an avant que ce récit commence, des chevaliers noirs débarquent à Golyat en pleine nuit. Au matin, le port n'existe plus. Ils ont emmené l'abuna Prancet ; son fils Denam et sa fille Catiua l'ont vu disparaître entre deux armures. Leur ami Vyce, lui, a regardé son père mourir.

Trois peuples, cinq bannières
Walister
Les vaincus du sud. Leur duc, Ronwey, sait parler aux foules — et les compte comme on compte des pions, les siens compris.
Almorica Castle

Galgastani
Les plus nombreux, la plus grande armée. Leur Hierophant, Balbatos, leur promet une Valeria où ils seraient seuls.
Coritanae Keep

Bakram
La noblesse du nord. Le régent Brantyn Morne gouverne derrière un prête-nom, avec l'appui discret de Lodis.
Heim, la cité royale

Lodis
Une poignée de chevaliers noirs envoyés par le pape de Lodis. Alliés du régent, disent les traités. Ils sont venus pour ce qui dort sous les jardins du roi.
Phidoch Castle

Xenobia
Cinq chevaliers qui se disent chassés de leur royaume et louent leurs épées. Leur chef porte le même prénom que celui des chevaliers noirs.
sans attache



Quoi que Denam choisisse, Vyce choisira l'inverse.
« There is blood on my hands, how long till it lies on my heart? »
Il y a du sang sur mes mains, combien de temps avant qu'il reste sur mon cœur ?
Dans une église abandonnée, trois gamins attendent l'homme qu'ils veulent tuer. On leur a dit que le Dark Knight Lanselot passerait par Golyat. Vyce accourt : il est là. Ils surgissent — devant cinq voyageurs stupéfaits. Ce Lanselot-ci s'appelle Hamilton, vient de Xenobia et cherche à louer son épée. Il écoute leur histoire. Puis il la leur offre.

Almorica tombe. Le duc Ronwey sort de son cachot, et son peuple a besoin de héros : ce seront ces trois-là. On les fait chevaliers sous les acclamations. À Denam, on confie un ordre entier. À Vyce, la seconde place. C'est la première blessure.

Sir Leonar, le bras droit du duc, a poursuivi un nécromancien jusqu'à Krysaro, et les morts se sont refermés sur lui. Denam part le chercher. En chemin, l'homme-oiseau Canopus décide que ce garçon vaut la peine d'être suivi. Il ne le quittera plus.

À Qadriga, Denam se retrouve face à l'homme lui-même. Nybeth Obdilord ne croit ni aux rois ni aux peuples : seulement à ce que la mort peut encore lui apprendre. Il perd la bataille, et s'échappe. On le reverra sur chaque route.

Avant d'attaquer Galgastan, le duc veut s'assurer que les chevaliers noirs ne bougeront pas. Denam escorte Leonar jusqu'à leur forteresse. À Rhime, il arrache aux Galgastani une guerrière, Cistina, qui se bat contre son propre régent. À Phidoch, il se tient à trois pas de Lanselot Tartaros — l'homme qui a emmené son père — et il doit se taire.

L'ordre tombe : aller à Balmamusa, et soulever les mineurs walister. Quelque chose sonne faux. Denam va trouver Lanselot Hamilton. Le chevalier lui montre une boîte à musique, tout ce qu'il lui reste de sa femme, et lui parle de la différence entre risquer sa vie et la perdre. Denam s'en souviendra jusqu'à la fin.
Cinq mille Walister vivent là, au fond de la mine, sous la garde des Galgastani. Denam chasse leurs gardes et les appelle à se soulever. Ils refusent. Ils sont épuisés ; ils veulent seulement vivre. Vyce les insulte. C'est alors que Leonar entre dans la ville, avec ses soldats et un ordre du duc.

Balmamusa
Sir Leonar
Leonar parle sans élever la voix. Ces gens ne se battront pas ; le duc l'avait prévu. Voici donc ses ordres : que personne ne sorte vivant de cette ville. Demain, Valeria apprendra que les Galgastani ont massacré Balmamusa, et tous les Walister prendront les armes. Lui-même a protesté. Puis il s'est rendu à l'évidence : ils n'ont pas d'autre chance.
Quoi que Denam réponde, la ville brûle.
Environ cinq mille morts.
Et le calcul du duc était juste : les Walister se soulèvent.
Route Law · « I understand. »
Il a dit oui. Il dira oui encore, jusqu'au jour où le duc qu'il sert deviendra l'homme qu'il faut abattre — et où il se retrouvera seul au sommet, avec sur les mains tout ce qu'il a fait pour y arriver.
Ce que cette route a d'uniqueVyce y devient un homme d'honneur. C'est la seule route où il survit, et la seule où les trois enfants de Golyat se retrouvent.







Route Neutral · « Stop this lunacy! »
Il a dit non. Puis la guerre s'est élargie, et il est retourné servir l'homme qui l'avait calomnié. Pour en finir plus vite, se dit-il. C'est la route où l'on apprend ce que coûte un compromis.
Ce que cette route a d'uniqueLa plus sombre des trois : pendant que les vivants négocient, les morts de Nybeth envahissent Valeria.







Route Chaos · « Stop this lunacy! »
Il a dit non, et il ne reviendra jamais sur ce mot. Proscrit, accusé du crime qu'il a refusé de commettre, il marche seul — jusqu'au jour où ceux qui le chassaient n'ont plus personne d'autre à suivre.
Ce que cette route a d'uniqueDenam y garde les mains propres, et le paie de sa sœur. Vyce, lui, y tombe plus bas que partout ailleurs.







« I will fear no reproach. For man is a creature of sorrow and fault, and ever will be. »
Je ne craindrai aucun reproche. Car l'homme est une créature de chagrin et de faute, et le sera toujours.
Trois semaines ont passé. Le mensonge a pris : on pleure Balmamusa dans tout le pays walister, et les volontaires affluent. Un seul homme raconte ce qui s'est vraiment passé. Il s'appelle Vyce.
Denam fait ce qu'on lui demande. Vyce ne supporte ni l'ordre ni cette obéissance : il déserte sur-le-champ. Dame Ravness, elle, se dresse entre les soldats et les habitants, et c'est Denam qui doit la faire reculer.

Le héros de Golyat prend les ports galgastani l'un après l'autre, comme prévu. Chaque victoire rend Ronwey plus impatient. Chaque ordre rend Leonar plus silencieux.
Sur la route de Reisan, une escorte emmène Ravness vers Coritanae et la potence. Denam l'arrête, la délivre, et la laisse partir. Personne ne lui en a donné l'ordre.
L'armée du duc vient d'être battue au Psonji Weald. Ronwey n'en démord pas : il lui faut l'amitié des chevaliers noirs. Leonar ose dire non. Le duc l'écarte, et envoie Denam à sa place.

Leonar attend Denam dans la cité antique. Il a cessé de croire au duc, et il le dit sans colère : il faut le tuer. Catiua s'indigne. Denam accepte. Peu après, les Bakram et les chevaliers noirs tombent sur Rhime, et Lanselot Hamilton disparaît dans la bataille.
Aux portes d'Almorica, la Resistance se bat contre elle-même. Pendant ce temps Leonar monte au donjon, et le vieux Tigre des Walister meurt dans son propre fief. Quand Denam le rejoint, Leonar a déjà l'épée tournée vers lui : il faut un coupable pour le régicide, et ce sera lui.

Denam ne veut pas de ce combat. C'est Vyce, surgi de nulle part, qui lui crie de se relever. Dans le passage d'Almorica, Leonar tombe. Il ne reste qu'un chef à la Resistance, et il a dix-huit ans.
« Either death, yours or mine, serves to unite the Resistance. »
Soit la mort, la vôtre, soit la mienne, sert à unir la Résistance.
Leonar
« Am I so naive? Do I know so little of the world? »
Suis-je si naïf ? Est-ce que je connais si peu le monde ?
Trois semaines ont passé. Le duc a trouvé son coupable : c'est Denam qui a brûlé Balmamusa, dit-on partout. Sa tête est mise à prix. Vyce, promu à la tête de la Third Spear, s'est lancé à sa poursuite.
Denam dit non. Vyce, lui, fait le travail, avec une ardeur qui glace. Ravness tente de s'interposer ; il lui loge un carreau d'arbalète dans le ventre. Elle meurt en suppliant Denam d'être un exemple pour les siens.

Ils se cachent à Port Asyton. Catiua supplie son frère : quittons Valeria, il y a d'autres rivages. Il refuse. Il se battra pour les Walister, même si plus un seul Walister ne veut de lui.

Sur les landes de Xeod, une archère le tient pour l'assassin de son frère, mort à Balmamusa. Denam lui sauve la vie. À Tynemouth Hill, dans un piège tendu par Vyce, Arycelle apprend qui a vraiment donné l'ordre — et que l'homme qu'elle a aimé, Leonar, l'a exécuté.

Un chevalier dans une geôle, un mage chez des pirates, une guerrière au fond d'un fort : Denam délivre Folcurt, puis Bayin, puis Cistina. Ce sont des Bakram, et ils se battent contre leur propre régent. Pour la première fois depuis Balmamusa, il n'est plus seul.

Pendant ce temps, le duc gagne. Son armée écrase les Galgastani au Psonji Weald et entre dans Coritanae. Balbatos est exécuté au lever du jour. Le massacre de Balmamusa a porté ses fruits.

À Boed, la cheffe du Liberation Front expose son plan : faire assassiner Ronwey, comme Balbatos, puis Brantyn. Trois têtes, et Valeria serait libre. Sa sœur Cistina refuse d'y voir une sagesse.

Rhime est tombée ; les Bakram entrent en guerre, et Lanselot Hamilton est leur prisonnier. Denam force les portes d'Almorica. Dans le passage, Vyce l'attend. Les deux amis se battent enfin, seul à seul. Puis Leonar s'avance, avec une offre.

Almorica · fin du chapitre II
Sir Leonar
Leonar ne s'excuse de rien. Les Bakram entrent en guerre ; la Resistance a besoin de Denam, et Denam d'une armée. Qu'il revienne, le temps d'en finir.
« Though at times, the temptation is all too great. »
Mais parfois, la tentation est trop grande.
Quatre semaines plus tard, Denam commande, et Vyce se bat à ses côtés. Il n'a rien pardonné. Il a seulement décidé que sa haine attendrait.
Il manque des hommes pour la bataille décisive. Vyce propose de servir d'appât : il attirera l'armée galgastani dans le Psonji Weald pendant que Denam prendra Coritanae à revers. Catiua s'y oppose de toutes ses forces. Avant le départ, les trois enfants de Golyat se retrouvent une dernière fois.

Brigantys, sous la neige qui ne fond jamais. Sir Hektor défend le château jusqu'à la mort, pour l'honneur de sa maison. Dans les cachots, Denam trouve ceux que Balbatos y avait jetés : des Galgastani qui pensaient comme lui.
Balbatos fête sa victoire au Psonji Weald quand on lui annonce que ce n'était qu'un leurre : l'ennemi est dans la cour. Sa garde cède. Le Hierophant ne laisse à personne le soin de le tuer.

Vyce a payé le prix du leurre : ses troupes sont en pièces, et lui-même aux mains de Xaebos. Quand le haut commandant apprend la chute de Coritanae, c'est sur son prisonnier qu'il passe sa rage.

Catiua a quitté la Resistance. Elle est rentrée à Golyat, seule. C'est là que Lanselot Tartaros vient la trouver. Il sait qui elle est : la fille du roi Dorgalua.

Denam redescend vers le sud et reprend Almorica. Xaebos y meurt. Vyce, délivré, entre cette fois dans l'ordre de Denam. Deux chevaliers de Xenobia réchappés de Rhime, Mirdyn et Gildas, l'y rejoignent.

Phidoch, la forteresse des chevaliers noirs. Oz y meurt ; Balxephon s'enfuit. Et au milieu de la bataille, de l'autre côté des lames, Denam reconnaît sa sœur. Tout le sud de Valeria lui appartient désormais. Elle, non.

Dans les cachots de Heim, un homme décharné lève la tête. Lanselot Hamilton a été torturé. Celui qui vient le voir porte le même prénom que lui.

« Have I done right... or wrong? »
Ai-je bien fait... ou mal ?
Denam a pris la main qu'on lui tendait. Vyce, fou de rage de les voir réconciliés, quitte la Resistance ; le duc met sa tête à prix. Premier ordre donné à Denam : le retrouver, et le tuer.
On dit que Vyce se cache à Boed. Denam n'y trouve qu'un massacre : Oz et Ozma, les jumeaux de Loslorien, exterminent le Liberation Front, et Oz tient Cerya prisonnière. Denam le tue. Cerya, libre, le regarde en face : elle ne se battra pas aux côtés d'un homme qui sert le duc.

À Almorica, personne ne le félicite. Il a tué un chevalier noir en pleins pourparlers de paix : le conseil le sermonne comme un écuyer. Et du côté d'Asyton montent des rumeurs que personne ne veut croire.
Port Asyton ne répond plus. Dans ses rues, les morts marchent. Denam en tire deux vivants : une jeune sibylle, Oelias, et son frère. Elle sait qui a fait cela. C'est Nybeth, le nécromancien. C'est son père.

Il faut remonter la piste, et la piste est une famille. Cassandra, l'épouse, au mont Hedon. Cressida, la fille aînée, à Hagia Banhamuba. Nybeth enfin, à Ndamsa. Vaincu, il ne regrette qu'une chose : cette « fin indigne » de ses recherches. Puis il s'échappe, encore.

À Coritanae, le dernier général de Galgastan ne demande pas grâce. Il demande à Denam pourquoi il sert l'homme qui l'a sali, et répond lui-même : par lâcheté. Xaebos meurt. Sur les murailles, une silhouette fuit ses poursuivants. Denam appelle Vyce. La réponse tient en une phrase.
« Did you think to buy my loyalty by saving my life? »
Avez-vous pensé à acheter ma fidélité en me sauvant la vie ?
Vyce

Le duc fait enlever un chevalier noir en pleine négociation, et croit avoir gagné. Rhime est reprise. Mais le prisonnier s'évade, et dans la confusion un homme entre au quartier général : Vyce. Il prend le duc en otage ; cerné, il le tue. Les soldats l'abattent. Son dernier mot est un prénom : Catiua.

Leonar rassemble la Resistance d'un seul discours et la lance sur Phidoch. Le château tombe. Lui aussi : dans la mêlée, une lame le frappe, et la main qui la tient est celle de Catiua. Il ne reste que Denam.

« It was two days before I learned of the execution... »
Il a fallu deux jours avant que j'apprenne l'exécution...
Denam a refusé une seconde fois. Il n'a plus d'armée, plus de camp, et deux ennemis : les derniers fidèles de Balbatos, et la Resistance du duc.
Il commence par Coritanae, où les loyalistes galgastani tiennent encore. Il leur crie qu'il n'est pas l'homme du duc ; ils ne veulent rien entendre. Xaebos lui jette au visage qu'il ne cherche que la place de Ronwey, puis, vaincu, abandonne la forteresse.
Elle n'en peut plus de cette guerre qui lui prend son frère. Elle lui lâche ce qu'elle a surpris autrefois : l'abuna Prancet n'est pas leur père. Ils n'ont donc que l'un l'autre — et il la laisse. Elle repart pour Golyat.
« You have chosen your war over your sister! »
Vous avez choisi votre guerre plutôt que votre sœur !
Catiua

Sur les hautes terres de Bahanna, un chevalier barre la route. Hektor Didarro était fiancé à une fille de Nybeth, morte de la main de Denam. Il supplie la sœur de celle-ci, Cressida, de fuir, pour qu'il reste quelqu'un pour se souvenir d'eux. Puis il refuse de se rendre, et meurt.

Brigantys. Xaebos ordonne au nécromancien et à sa fille de partir, et reste. Avant de tomber, il prédit à Denam que le peuple viendra à lui, l'homme aux mains propres — tant qu'elles le resteront. Les prisonniers délivrés posent la même question autrement : et si tu devenais le tyran que tu remplaces ?
« Should it come to that, I am prepared to forfeit my life. »
Si cela devait arriver, je suis prêt à renoncer à ma vie.
Denam

La Resistance a repris Coritanae, et Leonar y attend Denam. Il lui offre une dernière fois de revenir. Puis il tire l'épée. Mourant, il lui donne raison, et lui livre ce que le duc prépare à Rhime : s'agenouiller devant Lodis, en échange de Valeria.
« Go... to Rhime. You must... stop the duke. In you I still see... hope... »
Allez... à Rhime. Vous devez... arrêter le duc. En vous, je vois encore... de l'espoir...
Leonar

À Golyat, Tartaros attend Catiua. Il lui raconte une histoire de roi, de suivante et d'enfant cachée. La preuve est gravée sur le pendentif qu'elle porte depuis toujours. Elle s'appelle Versalia Oberyth. Elle le suit.

Denam franchit la montagne et se glisse dans Rhime. Trop tard. Dans la cathédrale, Vyce plante sa lame dans le duc Ronwey, puis se tourne vers Tartaros. Oz et Ozma surgissent. Il ne reste alors du conspirateur qu'un garçon terrifié qui demande grâce. Tartaros la lui accorde, par dégoût.
« Who holds the power now, Your Grace? »
Qui détient le pouvoir maintenant, Votre Grâce ?
Vyce

Almorica ouvre ses portes sans combattre. Les soldats racontent : avant de partir, Leonar leur a dit la vérité sur Balmamusa, a emmené avec lui ceux qui tenaient encore au duc, et a ordonné aux autres de suivre Denam. Il était allé à Coritanae pour perdre.
À Boed, on brûle déjà les traces : du Liberation Front, il ne reste que Cerya. À Phidoch, Denam aperçoit sa sœur un instant, avant que Tartaros ne l'emmène. Oz et Ozma restent pour couvrir leur fuite. Ils meurent côte à côte.

Brantyn a besoin d'un coupable pour le complot de Rhime. À Heim, on traîne Vyce au gibet. Il crie qu'il n'a fait qu'obéir. Denam ne l'apprendra que deux jours plus tard.

Les routes se rejoignent.
Par quelque chemin qu'il soit venu, Denam se retrouve au même endroit : à la tête de la Resistance, maître de tout le sud. Restent le régent, et les chevaliers noirs, qui tiennent sa sœur.
À Brigantys, on conduit Denam au chevet d'un mourant. C'est son père. Les chevaliers noirs l'ont relâché, empoisonné, quand ils n'ont plus eu besoin de lui. Prancet dit tout : qui est Catiua, pourquoi il n'a jamais pu la rendre. Puis Olivya, l'amie d'enfance, rend à Denam son vrai nom : Morne. Un Bakram. Le neveu du régent.

Le vieil archiereus accepte de soutenir la Resistance. Mais avant, il pose une question, une seule, à celui qui veut reprendre sa sœur aux chevaliers noirs.
« Have you the will to wage war upon her? »
Avez-vous la volonté de lui faire la guerre ?
Mreuva
Warren le devin ouvre enfin les yeux. Il avoue pourquoi les cinq de Xenobia sont venus : ils n'ont jamais été bannis. Leur roi les a envoyés reprendre Brynhildr, l'épée sainte que les chevaliers noirs lui ont volée.

Barnicia. Tartaros a compris que ce qui dort sous Valeria dépasse les hommes ; il ordonne le repli. Les chevaliers noirs s'en vont. Ils laissent la princesse derrière eux.

Barnicia Castle
Catiua
Denam la trouve dans une chambre vide du château, une lame à la main. On s'est servi d'elle, puis on l'a laissée. Elle ne permettra plus à personne de recommencer. Il a deux répliques pour la retenir.
Dans le jeu, les répliques justes changent selon que Catiua a combattu ou non aux côtés des Dark Knights. La paire ci-dessus est celle du cas où elle n'était pas à la bataille.
Sans les chevaliers noirs, Brantyn n'est plus qu'un homme qui refuse de rendre un trône. Heim tombe vite. Dans les cachots, on retrouve Lanselot Hamilton. Vivant. Brisé.

Dix-huit étages de jardins au-dessus du désert et, dessous, la porte. Trois chevaliers noirs ont trahi Tartaros pour s'en emparer. Ils l'ouvrent avec l'épée volée. Ils en meurent.

Ce qui sort de la porte a été un roi. Dorgalua, enfermé là depuis des années, n'a plus rien d'un homme. Quand il tombe, la porte s'effondre. Warren sauve Denam et la referme — en restant de l'autre côté.

Épilogue
Retournez une carte.
The war that engulfed Valeria would be known as the Heim Conflict.
La guerre qui a englouti Valeria serait connue sous le nom de Conflit de Heim.